MYLÈNE FARMER * SI J'AVAIS AU MOINS

Qui n'a connu
Douleur immense
N'aura qu'un aperçu
Du temps
L'aiguille lente
Qu'il neige ou vente
L'omniprésente
Souligne ton absence
Partout

Qui n'a connu
L'instable règne
Qui n'a perdu
Ne sait la peine
Plus de réserve, du tout
Ni Dieu, ni Haine, s'en fout
Plus de superbe, j'ai tout
D'une peine
Un enténèbrement

Si j'avais au moins
Revu ton visage
Entrevu au loin
Le moindre nuage
Mais c'est à ceux
Qui se lèvent
Qu'on somme "d'espoir"
Dont on dit qu'ils saignent
Sans un au revoir, de croire
Et moi pourquoi j'existe
Quand l'autre dit "je meurs" ?
Pourquoi plus rien n'agite
Ton cœur ?

Tous mes démons
Les plus hostiles
Brisent les voix
Les plus fragiles
De tous mes anges
Les plus dévoués
Et moi l'étrange paumée
Fiancée à l'enténèbrement

Si j'avais au moins
Revu ton visage
Entrevu au loin
Le moindre nuage
Mais c'est à ceux
Qui se lèvent
Qu'on somme "d'espoir"
Dont on dit qu'ils saignent
Sans un au revoir, de croire
Et moi pourquoi j'existe
Quand l'autre dit "je meurs" ?
Pourquoi plus rien n'agite
Ton cœur ?

Si j'avais au moins
Revu ton visage
Entrevu au loin
Le moindre nuage
Mais c'est à ceux
Qui se lèvent
Qu'on somme "d'espoir"
Dont on dit qu'ils saignent
Sans un au revoir, de croire
Et moi pourquoi j'existe
Quand l'autre dit "je meurs" ?
Pourquoi plus rien n'agite
Ton cœur ? ...




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